De la décroissance au mouvement « Démocratie Réelle Maintenant »
A partir d’un débat au cours d’un repaire intitulé : Qu’entendons-nous par décroissance ?
La décroissance est-elle nécessaire et surtout suffisante pour sauver notre monde qui fonce droit dans le mur ?
En avant propos
D’où je parle, ni expert, pas davantage militant, juste un « gens ordinaire » parmi d’autres, je n’ai jamais regardé « au-dessus » mais autour, j’ai davantage de doutes que de certitudes
Qu’entendons-nous par décroissance ?
En préambule :
- Ce n’est pas ce nouvel oxymore que le système actuel met en place via le « Grenelle de l’environnement » et autres balivernes de développement durable (DD) ou de capitalisme vert
- L’idée de décroissance est portée par toute une nébuleuse de gens qui se disent décroissants, objecteurs de croissance ou encore qui prônent la désaccoutumance à la croissance,…
- Ce n’est pas davantage une mode à l’usage de bobos en mal de sensations, l’idée vient de loin, c’est à un véritable « barrage » qu’elle se heurte depuis des années… Elle ne prétend pas être tout et elle a conscience de faire dissensus, raisons supplémentaires pour s’inviter aujourd’hui au débat contradictoire
- La décroissance ce n’est pas non plus une affaire individuelle (fermer le robinet lorsqu’on se brosse les dents !, même si ça ne peut pas faire de mal et limiter le gaspillage), ce n’est pas davantage comme trop souvent on l’entend pour clore le débat… le retour à l’âge des cavernes
C’est une autre façon de vivre, d’être au quotidien, individuellement et une autre façon de faire collectivement pour sortir de ce système capitaliste
Pourquoi s’y intéresser de plus près aujourd’hui ?
Tentons une approche par la nécessaire décroissance des inégalités (précarité, pauvreté, exclusion, discriminations), parce que ni les êtres humains ni la nature ne sont des marchandises ; par celui du nécessaire (re)construire le « buen vivir », non pas au sens du « bien-être occidental », mais celui de vie bonne, de vie pleine, pour (re)faire société ; par celui de retrouver les nécessaires limites parce que nous vivons sur une planète aux ressources finies, le temps des limites est venu, voire déjà dépassé, puisque la planète nous donne des signes de ne plus pouvoir nous supporter comme l’écrit G.Azam dans son livre « Le temps du monde fini » ; parce que l’on ne peut plus séparer les êtres humains du reste du vivant, parce que nous faisons partie, en tant qu’êtres humains, des écosystèmes, sources de vie, au sein desquels nous vivons en interrelation
Nous « vivons » aujourd’hui dans une société éclatée (réduite à une somme d'individus qui vivent/survivent côte à côte, dans des cases qu’une infime minorité leur assigne, or en réalité sans collectif aucun individu ne peut évoluer, développer ses potentialités, s’émanciper individuellement et collectivement) ; violente (où chaque individu est soumis à une concurrence qui conduit à la guerre de chacun(e) contre chacun(e) et de tous contre la nature) et triste (où les mêmes individus se tournent vers une nouvelle divinité, celle de l’argent-roi, du toujours plus, pour le profit de cette minorité dont le seul objectif est l’accumulation
Parce que la croissance, le productivisme, sont érigés comme unique solution, au nom de la seule voie réaliste pour les tenants de cette idéologie, puisque depuis les années quatre-vingts on nous explique qu’il n’y a pas d’autre alternative (le fameux TINA de Reagan/Thatcher)
Solution portée par la consensuelle « bien pensance » des gouvernants, qui après avoir, à la même époque, remis les clés à ce 1 % via des super structures a-démocratiques comme le FMI, l’OMC, l’UE, la BM,… ne nous représentent plus (nous ont-ils représentés un jour ?) et sont à leur solde tout en s’auto proclamant décideurs, aidés dans leur tâche par les experts au service des mêmes qui ânonnent chaque jour la même ritournelle, dont le but suprême est de «rassurer les marchés »...
Croissance, productivisme sont dans les faits le carburant de cette machine folle où le « dieu économie », pourtant purement virtuel, est placé au-dessus de tout, machine folle qui exploite et aliène les êtres humains et détruit l’ensemble des écosystèmes
Parce que cette croyance dans la croissance est vantée par la publicité, via les médias biens pensants, les supports qui « ornent » nos villes et nos campagnes et aussi, et de façon plus sournoise, par les « nouvelles technologies ». Publicité qui nous abreuve de messages et finissent par rendre dépendant(e)s un grand nombre d’entre nous et que nous reproduisons...puisque c’est la seule voie !
Parce que cette croyance est elle-même relayée/entretenue/auto entretenue auprès de celles et ceux qui ne peuvent pas/plus payer ce qu’on leur fait briller dans cette frénésie du toujours plus … mais vont pouvoir tout de même « posséder » pour assouvir leurs frustrations … via le crédit, ce qui équivaut à se mettre la corde autour du cou et à la serrer d’un cran à chaque fois que l’un(e) d’entre nous y recourt.
Parce qu’aujourd’hui seul « l’avoir » aurait de l’importance jusqu’à définir … la position sociale (sans Rolex à cinquante ans, on est rien !) au détriment de « l’être », de l’indispensable, du poétique
Parce qu’aujourd’hui on ne répare plus, on jette, nous sommes entrés depuis des années dans la société du jetable via l’obsolescence programmée…pour faire tourner toujours plus vite cette machine folle que nous n’arrivons plus à contrôler, ce qui accentue encore notre impuissance, notre fatalisme, notre peur et notre asservissement
Parce qu’aujourd’hui on assiste à une apologie de la culture de la vitesse, de l’immédiateté au détriment du « prendre le temps » de réfléchir sur le sens de nos faits et gestes, sur le sens de nos vies, tel ce cycliste lancé sur la piste obligé de pédaler tête baissée pour éviter de tomber… sans même se poser la question du « pour quoi », « pour qui » il pédale !
Parce qu’à ces croyances du toujours plus, toujours plus vite,… s’ajoutent d’autres croyances, comme celle du progrès infini via le techno-scientisme, qui prétend, sans l’ombre d’un début de solution et minimise les conséquences bien concrètes sur la santé des êtres humains et de nos écosystèmes (retraitement des déchets nucléaires, capture du CO2,…), apporter une « solution » aux problèmes liés à cet « emballement débridé »…
Voire jusqu’au transhumanisme qui prétend faire reculer les limites de la vie jusqu’à rendre les êtres immortels !... quitte à greffer des prothèses sur ces « êtres » qui ne seraient plus que chimères génétiquement modifiées, des artéfacts pour reprendre une expression de Miguel Benasayag.
Mais aussi à une autre croyance qui prétendait pourtant combattre cette logique capitaliste mais dont la conception repose sur la même logique où la main invisible du marché est remplacée par une avant-garde éclairée et son « grand soir » qui allait renverser le mur au nom d’une non moins chimérique société d’abondance où le gâteau serait mieux partagé mais dont le couteau est tenu par une nomenklatura
Parce qu’il s’agit, et ce n’est pas la moindre des choses, de remettre en question notre mode de vie occidental, il faudrait plusieurs planètes pour que nous accédions toutes et tous à ce leurre du « bien être occidental », car il ne faut pas confondre pauvreté et misère culturelle et sociale.
Et, également, sortir de notre ethnocentrisme occidental, tant nos dettes sont lourdes,… et aucune culture n’est supérieure à l’Autre et ne peut dicter « sa loi » au monde entier, pour que vive le métissage, pour retrouver, ici, là-bas et ensemble notre dignité et faire vivre concrètement notre solidarité
Parce que, s’il s’agit sans aucun doute de mieux partager, ce partage doit être décidé par les 99% et surtout parce que nous devons changer radicalement de recette pour faire un autre met que celui adossé au PIB, au CAC 40, aux notes des agences de notation, et distribué selon les diktats des marchés ou autres avant-gardes éclairées
Ce met que le 1% nous dicte est non seulement indigeste mais délétère pour la santé physique et psychique des 99%
Pour le dire différemment la décroissance s’intéresse à la vie, à toutes les formes de vies (celle des êtres humains et du devenir des générations futures au travers de l’équilibre des écosystèmes) et à toutes les cultures pour croître en humanité…Tout simplement parce qu’il en va de l’ensemble du vivant
Parce que nous aimons avant tout la vie, le partage, la coopération sur un pied d’égalité, la non violence, la dignité, la sobriété joyeuse parce que le toujours plus n’est pas mieux, parce que ce sont les liens entre humains qui libèrent alors que les biens aliènent, brisons les murs et (re)construisons les ponts pour relier les êtres humains, pour accueillir/recueillir la parole et l’Autre comme un égal
Pour cela nous devons non seulement décroître mais également « dé croire » ou comme le dit Serge Latouche décoloniser notre/nos imaginaire(s), première pierre pour (re)faire société, pour faire par nous-mêmes, pour (re)construire ici, là-bas et maintenant des possibles:
(Ré) empruntons les chemins de l’éthique parce qu’il s’agit de sortir de cette logique de concurrence mortifère qui mène de crises en crises à une crise anthropologique et se traduit aujourd’hui par un effondrement social, environnemental, politique/démocratique et psychique pour reprendre les écrits de P.Ariès
Réinvestissons les chemins des utopies, au sens de ce qui n’a pas encore été essayé, ex(s)périmenté, parce qu’aujourd’hui paradoxalement seule l’utopie est réaliste. Allier/relier le prosaïque et le poétique comme l’ont si bien écrit les neufs intellectuels Antillais dans leur manifeste de début 2009
(Re) mettons l’économie à sa place, c’est la « ré encastrer » dans le Politique, c’est nous (ré) approprier nos affaires au quotidien, par et pour l’émancipation des 99% des êtres humains, parce que nous voulons décroître dans l’avoir pour (re) trouver l’essentiel et faire croître nos communs :
Rendre les libertés fondamentales et les droits fondamentaux effectifs, ici et là-bas, seule l’action des gens ordinaires pourra les faire (re)vivre en les sortant des parchemins poussiéreux tant ils sont aujourd’hui bafoués, voire détournés au profit d’une société répressive et de surveillance ici et le « droit d’ingérence » là-bas … à géométrie variable, où derrière ce droit que s’octroie le « monde libre occidental (cette liberté du libre renard dans le libre poulailler !) » se cachent contrats divers et variés, y compris les contrats d’armement et/ou puits de pétrole à « maitriser » pour le seul profit du 1 %
Parce qu’un toit c’est un droit, comme celui de se nourrir sainement, de vivre dignement de son travail/activité, de se maintenir en bonne santé, celui de se soigner selon « de chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins », celui d’aller à l’école, de se cultiver, celui d’avoir accès gratuitement à l’eau, aux transports, à l’énergie,… et aussi celui de se réunir, de débattre, de construire et de porter des possibles
Ralentir pour (re) prendre le temps de se « pauser », le temps d’aimer, le temps de rêver, de retrouver ainsi le temps de vivre, et de nous poser des questions notamment sur : « Produire pour qui ? », « Pour faire quoi ? », « Comment ? »
Sortir de la parcellisation des tâches (nous ne consommons plus ce que nous produisons, et nous ne produisons plus ce que nous consommons). « La redécouverte de l’œuvre constituerait un bon antidote à l’émiettement des tâches pour passer à une logique de coopération » (S. La touche), se référant à Marx : « la division du travail est l’assassinat du peuple ». Et réduire le temps gaspillé dans les transports, les besoins en énergie et les pollutions
Nous auto organiser au quotidien, sur nos lieux de vies (immeubles, quartiers, cité,…), et sur nos lieux de travail/d’activités, par la création de coopératives d’entre aide, voire de coopératives de production
Pour retrouver ainsi nos racines, nos « savoir faire », nos « savoir être », nos identités, sans repli identitaire mais au contraire avec le souci d’échanger et de s’enrichir humainement et mutuellement
Pour travailler moins, et nous libérer du temps contraint par une réduction drastique du temps du travail pour à terme sortir du salariat, pour (re)gagner notre libre arbitre sur et dans nos activités, parce qu’il faut du temps pour nous, du temps pour vivre réellement et aussi pour nous (ré) approprier nos affaires au quotidien c’est-à-dire retrouver notre autonomie et ainsi s’émanciper
Explorer les pistes du Revenu Inconditionnel d’Existence (dont le montant correspond aux besoins fondamentaux de base pour chacun(e) de la naissance à la mort pour vivre sobrement et dignement), que d’autres appellent Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (dont une partie est versée sous forme de droits d’accès gratuits ou semi gratuits au logement, à l’eau, l’énergie, les transports), les deux étant couplés à un revenu maximal admissible.
(Re) localiser les échanges et échanger sur un pied d’égalité, et à chaque fois que possible sortir nos échanges des échanges marchands à travers la gratuité/le don selon le DONNER/RECEVOIR/RENDRE du M.A.U.S.S:
Par le troc à chaque fois que possible, et également par la mise en place de monnaie locale fondante (qui perd de la valeur lorsqu’elle ne circule pas) et ascendante (qui part de la base) pour que les 99 % se (ré) approprient l’usage de cette monnaie à fonction sociale, bien commun que nous devons maitriser pour échanger sans intérêt autre que celui de (re)faire société parce qu’elle est un instrument qui permet de (re) créer du lien entre gens ordinaires qui ne se côtoient plus dans la vie de tous les jours
(Re) penser l’habitat dans sa forme (mettre fin au mitage des zones pavillonnaires,…) par l’habitat groupé, l’habitat nomade, la mise à disposition de lieux communs par immeubles pour se réunir, effectuer des tâches communes
Et sur le fond par la fin de la propriété privée et de l’héritage (première source d’inégalités) pour passer au principe de l’usage, de l’entretien et de la restitution pour les générations suivantes
(Re) localiser les échanges encore par le développement de l’agriculture de proximité, biologique. Ce qui veut tout simplement dire : travailler, protéger, entretenir et rendre les sols en bon état pour les générations suivantes, que les paysans puissent vivre dignement de leur labeur et que celles et ceux qui doivent se nourrir aient accès à cette nourriture saine qui protégera aussi leur santé et celle des générations suivantes (il n’y a aucune raison que cette nourriture saine soit réservée aux bobos).
Mais aussi parce qu’ensemble nous exigerons que la semence ne soit pas une marchandise et qu’elle appartienne à celles et ceux qui travaillent et entretiennent la terre, parce qu’ensemble nous refuserons le recours aux différents intrants via la publicité mensongère et la pression des lobbies de l’agro business dont la nocivité porte atteinte à la santé des populations et aux sols.
Nous exigerons le respect des cultures vivrières ici et là-bas et refuserons le vol et l’accaparement des terres car ce sont des crimes contre l’humanité…
Re) trouver le bon usage des choses et la gratuité (l’eau n’est pas une marchandise, la quantité nécessaire à celle des besoins vitaux, boire, se laver doit tendre vers la gratuité, alors que son mésusage via le remplissage d’une piscine sera très très chère !).
Parce que nous voulons en finir avec le nucléaire civil et militaire et toutes les dépenses faramineuses liées à l’industrie militaire et au marché des armes
Parce que au bout du bout, l’idée, l’utopie de la décroissance pose la question essentielle du sens de nos vies, de notre/nos façon(s) « d’être », notre/nos façon(s) « de faire » dans nos cheminements individuel et collectif
Elle s’invite à l’heure des choix à travers les débats contradictoires pour établir de nouvelles règles pour (re) faire société, pour (re)construire la démocratie réelle et maintenant avec nos différences ET où chacun(e) à sa place
Parce que lorsque la loi devient trop injuste, parce qu’elle est faite par et pour le 1%, nous (les 99%) devons désobéir individuellement, collectivement, professionnellement et institutionnellement
Nous ne voulons pas faire carrière en politique !, juste exercer notre libre arbitre et retrouver notre puissance d’agir. Nous voulons prendre les décisions après débats contradictoires grâce à l’expertise de nos contemporains, et comme nous ne pouvons pas tout savoir nous nous entourerons d’avis d’experts de sensibilités différentes que nous choisirons !, nous porterons ensemble les décisions et nous les soumettrons à ex(s)périmentations
La démocratie réelle ne s’arrête pas à « mettre un bulletin dans l’urne » lors de cirques électoraux que l’on nous autorise encore, ici, où la communication, le slogan, le « bon mot » remplace le véritable débat contradictoire
Elle n’est pas davantage séquentielle, tous les 5/6 ans, elle ne consiste pas à signer des chèques en blanc où les promesses n’engagent que celles et ceux qui veulent bien y croire, et elle ne conduit pas davantage à un repliement dans le chacun(e) chez soi, ni pour soi dans l’entre deux !
Elle est exigeante pour chacun(e) et pour tous et s’exerce au quotidien, y compris sur les lieux de travail/activité, par et pour les 99 %
Parce que nous voulons faire décroître l’uniformisation de ce monde et faire croître la diversité d’autres mondes que nous (re) construisons déjà ici, là-bas et maintenant, même partiellement.
Nous devons sortir des schémas pré établis, sans faire table rase du passé et en apprenant de nos erreurs, sortir de la logique du contre car même anti nous restons encore dans la même logique chère à tous les « ismes » puisqu’ils s’appuient sur cette même logique dont le carburant est la croissance, le productivisme, alors qu’ils sont aujourd’hui non pas la solution mais bel et bien le problème (J.Gadrey dans son livre « Adieu à la croissance »)
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(Re) pensons nos paradigmes, (re) pensons la complexité, pour un changement radical (à la racine)
Le (re) doit être pris dans le sens de ne pas refaire à l’identique, mais autre chose et autrement, parce que résister c’est créer et c’est joyeux
Agissons au quotidien à partir de ce qui nous affecte à la base de façon à (re) construire notre maison commune en commençant par … les fondations c’est-à-dire par (re) tisser les liens, décloisonner, relier les êtres humains et ne plus attendre des lendemains qui chantent, trop souvent suivis de petits matins blêmes
Refusons de croire en la mythique prise du palais d’hiver parce que, sans irruption de nos contemporains, toute prise de pouvoir est à la fois illusoire, voire dangereuse, plus sûrement les deux, et parce que nous ne confondons pas pouvoir (qui est de faire faire) et puissance d’agir qui est de faire par nous-mêmes
Retrouvons la confiance en chacun(e) de nous, libérerons nos potentialités, faisons croître notre intelligence collective et notre puissance d’agir face aux logiques de pouvoir, du chef, du fétichisme d’objets, de toutes les divinités pour forger à nouveau notre devenir collectif, devenons chacun(e) et collectivement acteur/auteur de nos vies.
(Ré) interrogeons ces mots du mouvement des Tupamaros dans les années soixante : « Les paroles nous divisent, les actes nous réunissent » et précisons bien le sens du « nous (ré) unissent » ce qui n’est pas la même chose que cette mythique union derrière laquelle certain(e)s courent depuis des lustres… pourvue qu’elle se fasse derrière leur panache blanc, cela va de soi, et qui conduirait… à l’uniformité, donc à la mort
Il n’y a pas une alternative mais une multitude d’alternatives dont aucune n’est prépondérante, ni par conséquent d’autres subalternes… A partir de « ce n’est pas ta solution, ce n’est pas davantage la mienne » mais ensemble discutons sur un pied d’égalité pour trouver un point d’équilibre que nous mettrons ensemble à nouveau en ex(s)périmentation… Bref privilégions à chaque occasion le ET qui inclut au OU qui exclue !
Parce que la démocratie est fragile, sans cesse en danger, toujours en devenir, elle doit être l’affaire des 99%, nous la ferons vivre dans le cadre d’un mouvement par essence jamais fini. Puisque nous ne sommes que de passage, soyons des passeurs/ses
Notre émancipation, individuelle et collective, en est le point d’appui et le levier. L’égalité son principe
« Il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant » (A.Machado)
Fraternellement claude, Aix le 03 janvier 2012
D’où venons-nous ?
Du printemps des peuples arabes à « Democratie Real Ya » du 15 mai (15M) en Espagne en passant par « Occupy Wall Street » le mouvement dit des « Indigné-e-s » essaime à travers le monde… jusqu’à Aix
Parce que partout nous voulons sortir de la logique où l’argent, la finance, le productivisme aliènent les êtres humains et les réduisent à des marchandises, détruisent nos écosystèmes et mettent en cause le devenir des jeunes générations et des suivantes…
Parce que le toujours plus n’est pas mieux et parce que « l’avoir » nous fait perdre « l’être » et nos « savoirs faire » dans cette société du jetable. Face à cette globalisation uniforme mortifère nous voulons retrouver nos racines, la décence, les limites à travers une sobriété joyeuse et réapprendre à se parler pour renouer les liens qui seuls libèrent.
Comment nous définir ?
Nous sommes un mouvement horizontal, où il n’y a ni chef, ni porte parole, où chacun(e) est différente et où chacun(e) a sa place
Nous sommes vous et ensemble nous sommes les 99%, nous n’avons pas « la solution », ni « le programme clé en main », ni de « schéma pré établi ».
Nous agissons dans une démarche ascendante non violente pour penser à nouveau « le faire ensemble ». Nous le ferons à travers des débats contradictoires parce que les 99% ne sont pas un bloc monolithique et parce que différent(e)s nous sommes égaux.
Nous le ferons à partir de « ce n’est pas ta solution, ce n’est pas davantage la mienne » mais ensemble discutons sur un pied d’égalité pour trouver un point d’équilibre que nous mettrons à nouveau en ex(s)périmentation…
Nous construirons ainsi notre chemin en marchant et sur la durée, à partir de ce qui nous affecte au quotidien dans notre immeuble, nos quartiers, nos lieux de travail, nos précarités, notre cité…
Nous voulons vaincre les peurs et les représentations dues au formatage des esprits pour aller à la rencontre de l’Autre, pour accueillir/recueillir sa parole et la faire vivre ensemble, parce qu’aucune culture n’est supérieure à l’autre nous voulons faire vivre le métissage. Ces différences sont sources de vie et
permettent, ensemble, de libérer nos potentialités et notre puissance d’agir pour faire par nous-mêmes.
Nous voulons relever la tête, retrouver notre dignité, prendre le temps de rêver, de créer pour faire autrement et autre chose, pour redonner sens à nos vies parce que nous aimons la vie
Nous nous situons dans une logique de partage, de coopération, de gratuité, d’échange sur un pied d’égalité, de proximité, d’écoute, de liberté,…
Nous voulons nous auto-organiser, nous réapproprier l’espace public et nos affaires au quotidien. Cette réappropriation collective est fondée sur l’usage, l’entretien et la restitution, puisque nous ne sommes que de passage, soyons des passeurs/ses !
Sur ces fondations partagées nous reconstruirons notre maison commune et nos communs
Un toit c’est un droit, comme celui de se nourrir sainement et de proximité, de vivre dignement de son travail/activité, de vivre en bonne santé physique et psychique, et lorsque cela devient nécessaire celui de se soigner selon « de chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins », celui d’aller à l’école pour se forger un esprit critique, de se cultiver, celui d’avoir accès gratuitement pour les besoins de base à l’eau, aux transports, à l’énergie,… et aussi celui de se réunir, de débattre, de construire et de porter ensemble les possibles…
Nous ferons vivre la démocratie dans le cadre d’un mouvement par essence jamais fini, parce qu’elle est fragile, sans cesse en danger, toujours en devenir, elle doit être l’affaire des 99%. Notre émancipation, individuelle et collective, en est le point d’appui et le levier. L’égalité son principe
Qu’avons-nous fait ?
La cuisine solidaire et auto organisée à partir des produits de proximité fournis par des agriculteurs qui travaillent en culture biologique et autour de celle-ci nousvoulons mettre en place une coopérative d’entraide car il s’agit de faire vivre concrètement notre solidarité, ainsi qu’une monnaie locale : « l’allumette ».
Nous continuerons, avec vous, à aller à la rencontre des gens dans les quartiers pour faire vivre ensemble la parole d’en bas et (re)faire une société humaine, et aussi devant différents lieux après « Pôle emploi », la CAF, les centres de sécurité sociale,…
Nous avons inscrit samedi 21 janvier dernier « le revenu INCONDITIONNEL d’existence » parmi le « ce que nous voulons » de notre mouvement parce qu’il est une pierre essentielle dans une démarche d’émancipation des êtres humains d’ici et de là-bas…
Le reste nous le ferons ensemble…
Réunissons-nous le mercredi à partir de 17 heures et le samedi à partir de 15 heures au bas du Cours Mirabeau devant la statue des Arts et de l’Industrie
Nos décisions sont prises en Assemblée Populaire
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La désaccoutumance à la croissance = diminuer nos besoins
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Le revenu inconditionnel d’existence
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La monnaie locale
"RUPTURE Replacer l’ émancipation dans une perspective sécessionniste" par Simon
Le logo du MRIE(Mouvement pour un Revenu Inconditionnel d'Existence) est arrivé :
A la suite de notre Forum de la Convivialité nous avions provoqué une réunion avec l'aide du MOC (Mouvement des Objecteurs de Croissance) pour travailler autour de l'idée de mise en place d'un revenu de vie.
Cette journée nous a permis d'aboutir à la création du MRIE (mouvement pour un revenu inconditionnel d'existence)..
L'OPDLM qui soutient le MRIE encourage nos contemporains à venir nous rejoindre pour porter cette belle et grande revendication.
Des comités locaux pour sa promotion sont à mettre en place et nous voulons bien venir animer leurs créations selon nos disponibilités.
Nous travaillons au logo du MRIE pour sa communication.
Les rendez-vous du l'OPDLM :
- Tous les Dimanche , à la boutique de l'OPDLM (Vals-les-bains), de 10H 12H.
- Vous pourrez nous rencontrer tous les troisiéme vendredi du mois a 18H30 au bar Couleur Café place Roure à AUBENAS.
OPDLM - Qui sommes nous ?
Tout changement dans les structures de la société n'apporte d'Alternative durable que s'il correspond aux besoins réels de la population. Les besoins ne peuvent pas être "évalués" par d'autres que
les intéressés eux-mêmes.
L'OPDLM (Observatoire des Pratiques de Développement Local et Mondial ) ne se donne donc pas pour
tache de dicter à d'autres ce qu'ils doivent faire, mais en fonction d'observations de rassembler les idées, les réflexions, les propositions et d'en favoriser la mise en Œuvre parles auteurs de ces
propositions. L'OPDLM se donne pour tache de traduire en termes interprétables les nouvelles orientations auxquelles aspire la population. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de
la reprise en mains du pouvoir Culturel par la société civile, afin de promouvoir les valeurs culturelles et la créativité qui sont les nôtres, et d'ouvrir des champs d'expérimentation autour de ces
valeurs. Il ne s'agit en effet clairement pas pour nous de contribuer à colmater les brèche d'un système déshumanisant mais de promouvoir un réel changement permettant d'instituer de nouvelles formes
de relations entre les être humains et avec leur environnement. Au"LOCAL" : Avec la décentralisation il incombe donc de montrer que l'on peut faire de la politique autrement, quitte à déplaire. Cela
nécessite un renoncement aux ambitions personnelles et un engagement réel à travailler au bien commun des générations actuelles et futures.
"IL n'y a pas de système social qui ne fuie par tous les bouts, même si ses segments ne cessent de se durcir pour colmater les lignes de fuites" (Deleuse, Guattari, Mille Plateaux).Alors s'il est parfois nécessaire de fuir, ce sera pour rester en vie, refuser de ce voir figer dans un rôle, enfermer dans des rapports et des normes, et préférer déterminer par nous-même notre manière d'être aux autres et à soi-même. C'est pour cela que nous avons proposé que s'ouvrent, au niveau de nos communes, de véritables espaces d'observation (sous forme de forum) sur notre comportement face à l'urgence de cette désaccoutumance à la croissance.
Depuis le mois de septembre 2008 la Boutique OPDLM est ouverte au 82 Bis Avenue Jean Jaures 076OO VALS LES BAINS.
Nous vous offrirons "Gratuitement" grace à tou-te-s les bénevoles OPDLM qui travaillent à "RENDRE VISIBLE LE REEL , DU LOCAL AU MONDIAL" vos propres réflexions et recherches sur
"LA DESACCOUTUMANCE A LA CROISSANCE, LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE...ETC"
LOCALEMENT ET MONDIALEMENT VOTRE




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Commentaires: 9
PAG69 (jeudi, 05 août 2010 08:46)
Pour écrire infos@pag69.org
marie pierre chabaneix (vendredi, 12 novembre 2010 09:13)
Bonjour ! y-a-t-il une réunion le vendredi 19 à Aubenas
Je suis à Tarascon, ça fait un peu loin !! A bientôt peut-être !
amicalement .. mariepierre
VIVIANE TITS (vendredi, 29 avril 2011 12:59)
Je voudrais m'inscrire à votre news letter. Comment fait-on ?
NEBOT Raymond (SELdeMARS/La ROUE) (jeudi, 21 juillet 2011)
Bonsoir l'Equipe de OPDLM
Comme Viviane, inscrivez moi et .......
ZAmbelli VIrginie (dimanche, 09 octobre 2011 10:33)
BOnjour,
Si vous êtes OK,on pourrait se mettre mutuellement en lien sur nos sites?!On promouvoit le Bois Raméal fragmenté en DOrdogne
VIVIANE TITS (mercredi, 07 décembre 2011 12:10)
Je pense qu'il y a du bon dans votre mouvement. Et que vous avez raison de vous indigner mais d'une part, je pense qu'au lieu de donner un revenu inconditionnel à tous, il vaudrait mieux donner du travail, voire, partager le travail et, d'autre part, je trouve triste que votre mouvement n'intègre pas les valeurs écologistes dans son programme. Pourtant, sans terre viable, ni vous, ni moi ne pourrons survivre. La protection de la planète qui nous héberge devrait être la première préoccupation.
France FARJON (jeudi, 05 janvier 2012 08:29)
Merci de m'inscrire à la news letter.
Le monde de demain doit obligatoirement se tourner vers le respect de la planète et l'écologie.
aviseur (jeudi, 05 janvier 2012 18:34)
plus que jamais:
Que 2012 soit le moins mauvais que possible. Ce qui ne sera pas évident.
Qu’il est loin le temps des sourires à la vie….
Mais tout n’est pas irrémédiablement perdu.
Il nous reste, encore, la possibilité de rogner les ailes de la personnalité qui couchera à l’Elysée…. en osant dire le « NON » citoyen qu’est le « vote blanc ». C’est malheureusement le seul procédé que j’ai à vous proposer en magasin. Et même si ce n’est pas la panachée universelle à laquelle vous pouviez espérer utilisez là dès le premier tour et vous verrez le changement immédiat que cela créera. Certes l’élu que vous ne vouliez pas (aucun des candidats, en l’occurrence) sera élu, mais avec tellement peu de crédibilité (qu’est 15% des inscrits ?) qu’il n’aura aucun pouvoir réel, excepté celui de conduire les affaires courantes……. Mais pas celui de transformer la société selon ses vues (mais bien plutôt selon celles des citoyens)…
En attendant l’Aviseur International vous invite à la « Karachigate-party » qui démarre :
http://aviseurinternational.wordpress.com/2012/01/02/la-une-de-keg-du-02022012-a-j-125-av-karachi-gate-les-voeux-aux-citoyens/
sans oublier le sentiment de la Turquie qui remercie les Français du bon sens :
http://aviseurinternational.wordpress.com/2011/12/27/lambassade-de-turquie-remercie-le-peuple-francais-du-bon-sens/
cordialement
Aviseur
Piris (vendredi, 20 janvier 2012 14:22)
Ne m'envoyez plus de mails. Merci